Le corpus

Paris, 2012

Un regard posé sur la rencontre du minéral, du végétal, de l'eau et de la lumière, dans ses formes les plus discrètes : l'infiniment petit. Ce que le regard ignore, avant de s'arrêter. Ce qu'il découvre, dès qu'il s'y attarde. De cette observation naissent des formes biomorphiques, à la frontière du vivant et de l'abstrait.

Matière Originelle n'interprète pas. Elle ne reconstruit pas. Elle prélève : un fragment du monde réel, saisi dans son état le plus brut. Aucune retouche numérique, aucune intelligence artificielle. Ce que l'image montre a existé, exactement ainsi.

Ces photographies ont d'abord trouvé le regard du public à travers quelques expositions, avant de retourner au silence. Plus de dix ans de latence, jusqu'à leur émergence aujourd'hui, intactes.

Le corpus est organisé en six chapitres, chacun formant une unité visuelle autonome. Certains chapitres donnent naissance à des sous-familles de une à trois photographies (des variations d'axe, de lumière, de distance) qui révèlent la même matière sous des angles différents.

Chaque photographie existe en deux états. Matière Originelle restitue la lumière dans sa densité native. Résonance Argentée, tirée sur papier métallique, fait de la lumière une matière à part entière.

Terre Éphémère, Paris 2026